sonnettevestibulecuisinebureauchambrejardin

Ce texte a été obtenu à partir de véritables extraits du programme du Théâtre de la Ville (saison 2002-2003), un monument de la littérature hermétique. Si l'article ne vous convient pas, cliquez ici ou sur le bouton "reload" de votre brouteur pour en obtenir un autre. Vous pouvez aussi attendre une minute le rechargement automatique de la page.
Il existe deux mille cinq cent quatre-vingt onze milliards deux cent quarante neuf millions huit cent dix mille deux cent soixante-seize milliards quatre-cent treize millions quatre-cent quarante mille critiques différentes. Il existe une version sonore de ce générateur, réalisée grâce aux talents conjugués d'Antoine Rousseau et Martin Granger. Le spectacle dure 10 minutes et c'est plutôt marrant. Précisions sur simple demande.

Si vous trouvez que je pousse le bouchon un peu loin, lisez cette critique qui est VRAIMENT parue dans le programme du théâtre de la ville et qui m'a été transmise par AB, qui me demande "tu es sûr qu'ils n'utilisent pas ton générateur ?" Euh j'avoue que non, je n'en suis pas sûr...

Zero degrees CRÉATION
duo dansé par Akram Khan et Sidi Larbi Cherkaoui

Souvent la danse est cette alchimie qui concilie des énergies opposées, opérant au coeur même du mouvement le mélange de matières en fusion. Il y faut, certes, de l’incandescence. Sidi Larbi Cherkaoui et Akram Khan ont l’un et l’autre ce tempérament et cette qualité. L’ardeur et la sveltesse se combinent en Sidi Larbi Cherkaoui dont l’expressivité est un feu à fleur de peau – feu à la fois noir et transparent dont il fait la sève d’une arborescence fluide. Akram Khan, simultanément formé au kathak indien et à la danse contemporaine, transporte pour sa part dans la syncope des rythmes la double énergie tranchante et veloutée qui forme la ligne claire d’un jeu avec la vitesse et qui, cependant, libère un temps cosmique délié de l’urgence. L’un et l’autre donnent ainsi consistance à une sorte de grâce contemporaine, non plus vécue comme une évasion hors de la chair mais au contraire scellée en son for intérieur : une grâce non plus éthérée mais exacerbée.